16 novembre 2008
Pas vraiment "happy"
Pas de photo pour mettre le cœur en fête ce soir (comme on peut en trouver ici)... Mimichat est malade (vous saviez que Vomito, le copain de Titeuf s'appelle Hervé? Et devinez quel est le deuxième prénom de notre loulou? Non mais, quelle idée avons-nous eue là?! J'vous jure!) et en plus, je passe mon écho demain à Bordeaux... Espérons que les nouvelles seront bonnes...
07 novembre 2008
Attendre
Attendre v. tr.
- Se tenir, rester en un lieu jusqu'à l'arrivée de (qqn, qqch). Attendre le train.
- Attendre qqch., ne rien faire avant que cette chose ne se produise. Attendre l'occasion.
- (femmes) Attendre un enfant: être enceinte.
- (sans complément) Rester dans un lieu pour attendre (1) qqn ou qqch.
En vrac, plusieurs choses qui me turlupinent en ce moment...
Barack Obama a été élu... Bien que je sois ravie et pleine d'espoir, je ne peux m'empêcher de l'attendre au tournant pour voir s'il va vraiment faire ce qu'il a promis et réellement améliorer la situation de son pays. (naïve, moi?)
Je suis allée enfin jeter un oeil au blog de Julie... Et je ne suis pas allée plus loin que la lecture des 2 premiers messages de sa page d'accueil tellement je ne comprends pas comment on peut se trouver dans une situation pareille tout en travaillant alors qu'on est au 21ème siècle et tellement je trouve ça déprimant/triste/révoltant de subir ça avec deux enfants. (entendons-nous bien car j'ai peur de mal formuler mes pensées... je ne lui reproche rien du tout, je suis "juste" abasourdie par notre "système")
J'ai envoyé presque tous mes PIF, j'attends maintenant de connaitre la réaction de leur destinataire... Un message, même pour dire que c'était pas si génial, me rassurerait (?), je crois.
Et j'attends encore et toujours (définition n°3). Ma deuxième écho aura lieu à Bordeaux le 17 novembre prochain, on devrait savoir ce jour-là s'il s'agit d'une fente labiale bilatérale simple et/ou maxillaire et/ou palatine mais rien ne sera certain avant la naissance de mon ouistiti en fait... ("plus que" 5 mois, yeah)
Après avoir pris quelques renseignements auprès de personnes différentes, on a appris qu'il y avait un chirurgien à Nantes qui est une vraie pointure et qui fait un boulot formidable... Du coup, on ne sait plus très bien où on devrait aller programmer la ou les intervention(s). Nantes? Bordeaux?
Et puis je m'inquiète pour Chéri qui continue à travailler et qui s'inquiète au moins autant que moi (qui ai le temps de prendre mon temps)... Il fait du sport pour évacuer mais je sens que ça ne suffit pas toujours et, certaines s'en douteront, il a du mal à accepter l'idée d'aller voir le médecin ne serait-ce que pour en parler et éventuellement faire un break, histoire de décompresser.
Et vous, vous attendez quelque chose ou quelqu'un de particulier? (Sugie, tu ne m'as pas dit à combien tu en étais au fait...)
PS: bon, tout n'est pas si gris car malgré le pipi au lit à gérer dès le réveil (grrrrrr) il fait beau et les draps sont secs.
01 octobre 2008
Un premier ouf
Je devrais plutôt intituler cette catégorie "moi et mes états d'âmes" vu la tournure que prennent les événements mais bon, ce bébé forcément exceptionnel est pleinement concerné...
Hier, j'ai eu un coup de fil de NG qui m'a annoncé que le cariotype était normal. Une occasion de souffler enfin un peu mais je dois avouer que je ne saute pas de joie malgré cette bonne nouvelle...
En fait, je suis en train de vivre l'opposé de ce que je rêve/imagine/souhaite/ai déjà vécu pour une grossesse, à savoir un suivi médicalisé plein de "si", de doutes et de questions. Bien sûr, je sais que j'ai une chance inouïe de pouvoir être suivie comme ça par une gynéco qui pense presque aux questions que je vais lui poser avant que j'ouvre la bouche et qui contacte tous les gens que je dois ou devrai rencontrer mais je trouve ça bien lourd à porter et j'ai du mal à m'investir dans cette grossesse...
Moi qui était la reine de l'insouciance et de la séreinité, je me découvre anxieuse et tendue... Du coup, j'ai perdu 2 kilos depuis 2 mois et je commence peut-être à faire de l'hypertension. C'est sûr que pour les kilos, je suis plutôt contente mais pour la tension... Surtout que ça n'arrive que chez NG en début de consultation. Par la suite ou chez un autre médecin, tout va bien et je ne dépasse jamais les 13-7...
Enfin, ce qui est bien, c'est que je suis encore arrêtée pendant 3 semaines, le temps de reprendre quelques forces, surtout au niveau moral, car je sens que je frise la déprime. Du coup, j'ai commencé une chemise pour mon nouveau petit neveu: un Achille de 2,850 kg. Une première depuis longtemps, ça va me motiver pour faire autre chose que lire sur mon canapé! A moi la couture et la piscine! (enfin, on verra ça la semaine prochaine, si je continue sur mes bonnes résolutions...)
Et surtout, merci de vos mots gentils mots, ça me touche beaucoup!
29 septembre 2008
La fin de l'insouciance, acte 3
2008, année des changements...
Après mon opération en février, adieu kystes aux ovaires et adieu LGL! (Une gynéco qui n'est pas capable de se souvenir si vous avez déjà eu des échos pour vérifier vos ovaires alors qu'elle vous suit depuis 6 ans...) Sur les conseils d'une amie, je vais donc en voir une autre, certes un peu plus loin de chez moi mais sans aucun regret.
Ma nouvelle gynéco, qu'on appellera NG, décide de faire un check up pour bien voir que les kystes ne sont pas revenus. J'ai droit à une écho en règle et à l'examen de mon dossier médical (durement obtenu auprès du secrétariat de LGL). NG se montre très prévenante et à l'écoute et nous donne le feu vert pour mettre en route un n°3. Quelques semaines plus tard, j'attends avec un peu d'anxiété mais mon test me donne la bonne nouvelle et Chéri est encore plus heureux que les deux premières fois.
Pour une fois, je décide d'avancer prudemment et ne crie pas ma joie à la face du monde. Mon premier rendez-vous de grossesse avec NG nous montre un petit clignotement à l'écho: notre bébé est bien là et son coeur bat mais il est tout petit et il va falloir attendre encore quelques semaines avant la première écho "offcielle" dans le cabinet d'échographie qui se trouve sur le même palier que le cabinet de NG (détail qui a son importance...)
NG, toujours aussi prévenante, me demande comment je vis mon début de grossesse et à mon étonnement, je lui réponds que je ne suis plus aussi sereine que je l'étais précédemment. Elle s'arrête net alors qu'elle prenait ma tension et prend le temps de m'écouter
"Ah bon, pourquoi?"
"Ben, je sais pas... Je me demande si cette grossesse se passera aussi bien qu'avant, si je le mènerai à terme..."
"Mais vous n'êtes pas si vieille que ça, quand même, et vous êtes en bonne santé..." (enfin, quelque chose comme ça)
"Oui, c'est vrai." (ben oui, 33 ans, c'est pas si vieux, mince)
Et elle poursuit l'entretien avec les recommandations d'usage, toujours prévenante et bienveillante. (oui, j'insiste, mais franchement, c'est de l'inédit pour moi et je l'apprécie à sa juste valeur)
Arrive la rentrée. Pas toujours amusant de reprendre mais les réflexes sont là et les habitudes n'ont pas trop changé: Eliott est dans la même école en GS et Rémi chez Nounou avec sa copine Maëlle. Côté boulot, on a des heures sup' avec Chéri mais bon... (il parait qu'il faut travailler plus pour gagner plus, hein...)
Très vite ensuite, je vais voir BP, la super sage-femme qui va me faire ma première écho. Pas de chance pour le moment, non seulement je suis en retard mais j'ai aussi pris rendez-vous trop tôt: ouistiti est trop petit pour qu'elle y voit clair et prenne les mesures ad hoc. On décide de se revoir 15 jours plus tard. Je vois NG dans la foulée mais la délclaration de grossesse attendra ces fameux 15 jours également. Seul problème, je ne la verrais pas ce jour là car c'est le seul de la semaine où elle ne travaille pas...
15 jours plus tard, je reviens donc chez BP. Je suis seule car Chéri n'a pas pu prendre son après-midi (il aurait mieux fait de ne rien raconter à sa chef, tiens, il a voulu trop bien faire...). Un peu stressée bien qu'à l'heure, je rentre dans le cabinet de BP pour la révélation tant attendue: voir mon ouistiti à la télé et me réjouir. Comme je me trompais...
Le début de l'écho se passe tranquillement: voilà ouistiti, sa tête, ses bras, ses jambes... BP prend les mesures d'usage, tout semble normal, elle me montre son fémur, ses reins, son coeur qui est bien cloisonné mais elle revient sans cesse sur le même endroit... Je me dis au départ que c'est la mesure de la clarté nucale qui lui pose problème vu qu'elle l'a prise 2 fois...
Finalement, elle se décide à tout me dire: "vous voyez là? ça me chifonnait déjà il y a 15 jours car son profil n'était pas harmonieux... Donc là, entre le nez et le maxilaire, ça devrait être droit mais on voit des décrochements... Je crois qu'il a une fente labiale bilatérale. Vraiment, c'est pas de chance! Il ya des fois, j'aimerais ne rien voir..."
Ah... J'encaisse le coup en restant stoïque mais au fond, je ne réalise pas très bien... Elle continue de passer la sonde, encore et encore. Moi, je refuse de comprendre ce qu'elle vient de me dire. Elle prend des clichés supplémentaires pour un autre collègue, au cas où je passerais une autre écho pour vérification... A la fin de la consultation, je triture mes mains, mon menton se met imperciptiblement à trembler et quand elle me demande si ça va aller, je craque... C'en est trop, je ne peux plus contenir mes larmes, mes émotions. Tout me tombe dessus en même temps et je ne sais même pas ce qui est le plus douloureux: mon désarroi, ma colère (pourquoi 2 enfants sur 3? pourquoi encore nous?), le fait d'avoir à recommencer tout ce qui avait été fait pour Eliott ou les questions qui m'assaillent...
BP prend le temps de rester avec moi pour me réconforter, elle propose même d'appeler Chéri pour le mettre au courant. Je finis par me calmer un peu puis elle m'accompagne au secrétariat de NG car je devais y prendre ma déclaration de grossesse et elle s'assure que NG est vraiment absente sinon, elle lui aurait demandé de me voir, je crois.
Je rentre comme un zombie après avoir pleuré encore dans ma voiture avant de démarrer. Je m'arrête faire les boutiques, histoires de me changer les idées mais le ciel m'est tombé sur la tête et rien n'y fait. Chéri m'appelle après avoir reçu mon sms et se sent aussi désemparé que moi... Bon sang, mais qu'est-ce qu'on a bien pu faire pour mériter ça?? La soirée se passe comme si j'étais dans du coton: je tiens devant les enfants mais dès qu'on est seul, je me transforme en fontaine...
BP m'a dit que je devrai savoir un coup de fil de NG le lendemain. Après avoir attendu presque tout l'après-midi, ça y est: je la sens désolée pour moi mais elle prend vite les choses en main.Elle me dit que BP a téléphoné à Bordeaux dès le soir de l'écho et qu'elle (NG) même a pris rendez-vous pour moi après un entretien avec BP. Verdict: je dois aller voir un spécialiste du diagnostic prénatal et un généticien la semaine qui suit et subir, éventuellement, une biopsie de trophoblaste. Elle m'explique qu'il s'agit d'un prélèvement de cellules du placenta en vue de faire un cariotype pour vérifier qu'il n'y a pas d'anomalie chromosomique...
Un peu inquiète de l'issue possible de ces rendez-vous, je suis malgré tout ravie que tout soit pris en charge pour moi. Enfin, on va bénéficier de tout ce qui avait été loupé pour Eliott. En plus, une semaine, ce n'est pas très long, je vais pouvoir tenir au boulot, même si l'envie d'y retourner n'y est pas.
Le grand jour arrive: j'ai prévu ma valise au cas où ils voudraient me garder après la biopsie (oui, un peu ridicule, finalement, mais je ne savais pas comment ça allait se passer), tout en ne sachant pas si je vais la subir ou pas, d'ailleurs... Nous voyons le généticien d'abord. Très zen, il nous pose plein de questions histoire de retracer l'arbre généalogique des anomalies génétiques de nos familles. Cela ne prend pas si longtemps (quelques branches sont cassées, de mon côté, comme celui de Chéri) et à part un souci de pigmentation chez Chéri*, rien n'est décelé. Je subirai donc la biopsie... (*yeux verrons pour lui et un arrière grand-oncle, cheveux blancs prématurément pour un oncle et sa grand-mère)
Je me change, j'attends (nous sommes pas loin de 6 ou 7 ce matin à venir pour le même genre de souci) et je passe dans la salle d'examen. Une rapide écho et on me prépare vite fait, bien fait: bétadine, champs, anesthésie locale et ensuite grande aiguille plantée dans mon ventre pour prélever les cellules. C'est pas une partie de plaisir mais pas l'horreur non plus. Le médecin me conseille de déjeuner et de rentrer directement à la maison pour m'allonger pendant 2 à 3 heures et ne rien faire. Le lendemain, selon lui, je peux reprendre le travail, pas de problème. Pour les résultats, le cariotype devrait être connu dès le vendredi suivant (on est mercredi) et un deuxième résultat tombera après la mise en culture des cellules, 2 semaines après.
Reprendre le boulot? Moi, je n'en suis pas si sûre... Par précaution, je prend vite fait rendez-vous avec mon généraliste dans la soirée. La soirée? Ben non, l'après-midi plutôt! A peine le temps de rentrer qu'il faudra que je sois chez lui... Bon, pour le repos, on verra plus tard.
Il me reçoit et me demande pourquoi je viens le voir. "Ah! Toute une aventure!" Vient ensuite le récit de mes nos récentes péripéties... Moi qui croyait aller mieux, je me rends compte que mon menton tremble encore un petit peu et je remarque sa tête (genre "p*t*in les pauvres, z'ont vraiment pas de chance!"). Après les auscultations d'usage, je suis arrêtée... une semaine! Moi qui pensais qu'il allait tout juste m'accorder les deux jours avant le WE, quelle heureuse surprise!! Il ne me reste plus qu'à me reposer (et pour une fois, je vais faire ce qu'on me dit) et attendre les résultats de vendredi.
Et aujourd'hui? Aujourd'hui, c'est lundi. Je me suis reposée, j'ai commencé Millenium, je n'ai toujours pas corrigé mes copies, mes macérâts mûrissent au soleil, j'ai découvert les kannelbullar ce week-end...
NG m'a appelé mercredi dernier, jour de la biopsie, pour prendre des nouvelles et m'a dit que dès qu'elle aurait les résultats, elle m'appellerait. Mais pour l'instant toujours rien... (je devrais peut-être vérifier mon courrier?)
Mon menton tremble encore un peu en écrivant tout ça et je peux définitivement dire que l'âge de l'insouciance est terminé. Je ne sais pas encore ce que l'avenir nous réserve, à ouistiti, moi, Chéri et nos Loulous mais je sens que je vais faire quelques réserves de kleenex et je croise les doigts...
27 septembre 2008
La fin de l'insouciance, acte 2
2005, Eliott a grandi. Il est devenu un petit garçon curieux et bavard qui parle très clairement, ce qui en surprend plus d'un, à commencer par nous! Sa cicatrice est quasi invisible et ne lui pose aucun problème. Nous lui avons montré quelques photos pour lui expliquer ce qui lui est arrivé et considérons son opération comme un mauvais souvenir avec des anecdotes plutôt rigolotes (fondre en larmes tous les deux devant son généraliste, finalement c'est assez rigolo, si si, je vous assure)
Tout à notre envie de fonder notre famille, nous décidons de faire un n°2, tout aussi sereinement que la première fois.
Fidèle à la tradition familiale, j'ai une fertilité du feu de Dieu et tombe enceinte rapidement. Tout aussi sereinement que la première fois, je ne me pose pas plus de question car je vais devenir maman pour la deuxième fois, la vie est belle.
Au moment de la première écho avec GH, aucune inquiétude à l'horizon: clarté nucale OK, développement normal, la vie est belle.
Un doute plane quand même au moment du deuxième trimestre. L'écho morpho approche... Et si on découvrait "un truc"? Du coup, comme s'il le sentait, GH fait trèèèèèèèèèèès attention et me demande même de revenir quelques semaines plus tard pour meiux voir sa bouche et vérifier qu'il n'y a pas de fente labiale.
Bluffés, nous lui racontons notre aventure et nous demandons même s'il ne se souvient pas de nous... Pas du tout, qu'il nous dit! C'est juste qu'il est très attentif à ce genre de détails.
Mouais... Avec le recul, on se demande bien ce qui a pu arriver à l'écho morpho d'Eliott mais bon...
En tout cas, bilan positif: aucune anomalie pour n°2!
La fin de la grossesse se passe comme dans les livres, encore une fois.
Le 13 février 2006, nous allons soutenir une amie qui vient de perdre sa mère et assistons aux obsèques. Le matin même, la consultation avec la sage-femme n'indique pas que c'est pour bientôt alors que j'ai dépassé le terme théorique depuis 24 heures. J'ai bien quelques contractions assez régulières mais elles ne sont pas douloureuses donc rien d'inquiétant.
Finalement, c'est le lendemain que tout se déclenche: à 10h30 le travail commence et cette fois, j'ai la version accouchement ADSL! A peine le temps de manger un peu, de prendre un bain et je sens qu'il faut y aller...
Pas le temps de se poser de questions: j'essaye de respirer mais quelque chose me dit que ça ne va pas aussi bien marcher que pour Eliott... Je demande au début à ne pas avoir de péridurale mais après avoir perdu les eaux dans le couloir, les contractions sont vraiment trop intenses. Je "craque" et la sage-femme me pose un catéther en prévision.
Elle part quelque temps mais à son retour l'examen est sans appel: je suis dilatée à 9,5 cm, c'est trop tard pour la péridurale, il faut y aller. "Vous faites comme vous le sentez!" qu'elle me dit... Elle est rigolote, elle! J'ai mal tout le temps, je le sais comment que la contraction arrive ou pas, hein?!
Elle se décide à prendre les choses en mains et je suis encore plus efficace à la poussée que pour Eliott: plus rapide, plus silencieuse aussi, je mets au monde notre n°2 à 14h25. Là encore, il nous faut soulever sa jambe pour indiquer à la sage-femme qu'il s'appellera Rémi (et pas Olivia).
C. qui nous avait accompagné lors de mon premier accouchement passe voir sa collègue. Est-ce un signe? J'aurais adoré "l'avoir" la deuxième fois aussi... Et c'est presque le cas: elle décide de revenir (car elle nous a reconnu) et intervient au moment de la délivrance mais le placenta est trop bien accroché. Je souffre dès qu'on m'effleure le ventre et une délivrance artificielle est programmée en urgence. Entre temps, Chéri reste avec notre fils. Il est ravi de ce moment entre hommes mais moi, je suis un peu frustrée de ne pas l'avoir gardé près de moi plus longtemps...
Il fait dans les jours qui suivent une jaunisse carabinée qui lui vaut un masque de super-héros le jour où la photographe vient pour faire les fameuses photos. Elle ne comprend pas et demande si on peut enlever ces marques jaunes... Ben non, c'est le résultat de sa séance d'UV! Il a la peau de couleur normale partout sauf à l'endroit du masque qui protégeait ses yeux.
Le retour à la maison est un peu plus mouvementé que la première fois. Nous avons un ainé qui entend bien qu'on s'occupe aussi de lui, pleure pour que son père vienne le voir la nuit (moi, ça va, j'ai l'excuse de nourrir le bébé...) et n'appelle son frère par son prénom qu'au bout de 3 semaines. Chéri n'en peut plus et déclare sentencieusement qu'il ne veut plus d'autre enfant! ("c'est définitif!")
L'allaitement prend aussi plus de temps à s'installer et malgré mes suppliques, je suis obligée de reprendre les cours fin mai. Résultat: je suis claquée, j'ai moins de lait (alors que tout roulait enfin) et on est obligé de jongler entre deux modes de gardes différents pour les garçons car la nounou d'Eliott n'est agréée que pour 3 enfants mais au moins Rémi fait ses nuits.
A la rentrée, je ne travaille qu'à 80%, un vrai soulagement. Rémi a des billes bleues en guise d'yeux et nous nous rendons compte que lui aussi a sa particularité: comme son papa, on dirait qu'un de ses yeux se voile légèrement en haut et va changer de couleur... Dire que normalement les yeux verrons sautent des générations, on dirait que ce n'est pas toujours le cas.
To be continued...
25 septembre 2008
La fin de l'insouciance, acte 1
Eté 2002, prenez un jeune couple fraichement marié et désireux d'avoir un enfant: Chéri et moi.
Prenez une gynéco lambda que nous appelleront LGL pour faire plus court.
Enlevez la contraception, laisser reposer et voilà la moitié du jeune couple, à savoir moi, enceinte en train de couver le n°1...
Premier trimestre, LGL vérifie que tout se passe bien, secondée et finalement remplacée dès la première écho par le gynéco de l'hôpital où j'accoucherai. Celui-là, on l'appellera GH.
Deuxième trimestre, écho morpho, apparemment tout va bien, GH ne remarque rien d'inhabituel. De toute façon, je suis sereine, je suis enceinte, la vie est belle, je vais être maman comme je n'en ai jamais douté.
Troisième trimestre, GH confirme que tout va pour le mieux mais je commence à trouver le temps long, comme toute future maman sur le point de le devenir (maman, vous suivez?) et après une petite semaine de panique ("mais comment je vais faire pour accoucher??!!"), une collègue me dit "De toute façon, il finira bien par sortir, t'inquiète pas!" Certes... Mais finalement elle n'a pas tort et je me détends.
Puis vient le jour J. Premières contractions vers 5h du matin, on passe le temps comme on peut à la maison, ça fait pas trop mal, je gère. Le temps passe, dans l'après-midi, je décide de prendre un bain pour me détendre car les contractions sont devenues plus sévères et j'ai mal au dos en même temps. Chéri part prendre la valise et me retrouve le pantalon aux chevilles en passant devant la porte de la salle de bains...
"J'ai perdu les eaux."
"Ah..." (un ange passe)
"Euh, il me faut un autre pantalon, là."
"Ah, oui, OK."
Puis départ pour la maternité.
Là-bas, on me demande depuis combien de temps je contracte, on me parle, on veut me faire marcher pour faire avancer le travail (pas possible, je contracte au bout de 3 pas) mais moi, j'ai juste envie de me concentrer et de respirer comme me l'a appris la sage-femme de la prépa à la naissance. Je refuse la péridurale mais accepte le gaz hilarant.
4 heures plus tard, je suis dilatée au maximum, il est temps de pousser... Je m'assure que le bébé est bien placé et c'est parti... Ah la vache, ça va pas être une partie de plaisir!!! Mais au bout de 8 poussées, j'accouche "comme dans les livres" me dit C. la sage-femme qui m'accompagne.
21h35, elle pose notre bébé sur mon ventre, on est encore un peu dans les vapes avec Chéri, il verse une larme, moi je n'en reviens pas d'avoir réussi à faire un tel truc et on soulève enfin la jambe de notre n°1 pour se rendre compte que ce sera Eliott et pas Eléna.
On n'a encore rien vu à ce moment là mais un petit tremblement de terre va boulverser notre bonheur tout neuf... C. nous annonce que Loulou a une fente labiale mais que tout ira bien car il sera opéré à Bordeaux dans un service spécialisé très compétent. Les vapes s'évaporent un peu mais, instinctivement, nous avons une confiance totale en C. et restons sereins, surtout qu'il n'y a aucune autre malformation associée (ni fente palatine ni maxilaire).
Nous rentrons à la maison et la vie s'organise autour de notre petit bout, petit à petit. On connait juste le nom du chirurgien qui va finir par opérer Eliott mais par méconnaissance, nous attendons avant de prendre rendez-vous. Après tout, une anesthésie sur un bébé, c'est pas anodin... Loulou grandit, fait notre fierté malgré cette petite malformation physique et notre entourage ne fait pas trop de réflexions malheureuses même si on sent que ça les gêne un peu.
Enfin, le grand jour arrive: Eliott a 9 mois, il suce son pouce et son doudou et va être opéré pendant les vacances de février pour que nous ne rations aucun cours. On ne sait pas trop comment ça va se passer mais, confiants en l'équipe médicale, nous partons à Bordeaux...
Opération nickel mais ensuite le choc: il a les bras entravés pour ne pas se toucher les lèvres et risquer de faire sauter les points! En plus la douleur le fait souffrir, il est sous dérivé morphinique pour nourrissons et nous nous sentons terriblement impuissants... Ajoutez à cela des nuits dignes d'un nouveau-né puisqu'il n'a pas droit à son doudou et vous obtenez un jeune couple un peu moins insouciant et surtout exténué, accompagné d'un loulou déboussolé!
Heureusement, au bout de 10 longs jours après l'opération, le calvaire est terminé: on peut enlever les entraves et Eliott retrouve son doudou chéri pour enfin dormir paisiblement. Il a aussi définitivement abandonné le pouce. On a un petit pincement au coeur mais tout va enfin pour le mieux, ouf!
To be continued...
13 septembre 2008
Vous voulez encore savoir?
Aaaaaaaaaaaaaaaaah, ça y est, je suis retournée au boulot et je n'ai presque plus une minute à moi...
Bon, donc, oui, comme certaines ont bien deviné, je nous couve un ouistiti pour début avril (sont donc recalées... non je rigole!) et non, je ne connais pas le sexe de ce futur n°3. Il faut dire que c'est encore un peu tôt, non? Et je ne suis pas sûre de vouloir savoir ou de vouloir le dire si je sais...
On a aussi pas mal de souci aussi en ce moment à la maison (voiture capricieuse, lave-vaisselle qui lâche, machine à laver qui fuit, taxe foncière qui vient d'arriver...) et je commence à avoir mes premiers paquets de copies en plus de mes heures sup' que je n'avais pas demandées... Pas le temps de grand chose, donc.
Heureusement, avant la rentrée, j'ai reçu mon premier PIF de la part de Casa... Parfait avec ce temps d'automne, voyez plutôt:
trousse spéciale sachets de thé (enfin, tisane et infusion maintenant, le zip est derrière) et petit manteau pour réchauffer ma tasse (nickel pour moi qui mets de loooooooooooongues "minutes" à siroter mon eau chaude!)
Ça fait du bien de recevoir des petits colis comme ça, moi, j'vous l'dis!
Par contre, je me rends compte que je vous ai toujours pas parlé de mes premiers cosmétiques maison... Ni de mes premières comandes pour les réaliser alors que j'avais promis. On va dire que demain est un autre jour, ça va bien finir par venir, ne désespérons pas! M'enfin, si ça se trouve, ça vous intéresse moyen, on verra bien...
Bisous en attendant la prochaine fois, je ne commente pas beaucoup en ce moment mais je vous surveille quand même, soyez sage!
01 septembre 2008
Vous voulez savoir?
Eliott fait du vélo sans petites roues depuis presque deux semaines!
Rémi, par contre, ce feignassou* (je le dis comme je le pense, c'est mon fiston, je l'adore mais c'est un feignassou), donc Rémi disais-je a toujours ses couches à 2 ans et demi passés...
Aujourd'hui c'était la pré-rentrée, j'ai un nouveau principal, une nouvelle principale adjointe, une nouvelle secrétaire, une nouvelle gestionnaire (qui remplace la "vraie" nouvelle), une nouvelle CPE et de nouveaux collègues... et je n'ai même pas changé de bahut!
Nous avons une nouvelle camionnette grande voiture, facile de deviner pourquoi...
Cette année, j'ai envie de m'économiser, surtout avec comme perspective de (re)trouver ****** élève déficient visuel qui a trop de mal à assumer son handicap et son adolescence (et on le comprend!), ****** petit 6ème dyspraxique dont je ne sais même pas comment je dois m'en occuper, *********** élève dyslexique qui rame... et tout ça sans formation spécifique, vous vous en doutez. *sigh* Vive l'EN!
Dans le lot, arriverez-vous à trouver la bonne nouvelle?
*et encore au départ, j'avais écrit "grosse feignasse"... véridique!








